Les livres portables du Moyen Âge: précisosité de l'information et symbole sociaux
Le Porte Mémoire
À la fin du Moyen Âge, certains livres se portaient à la ceinture. Leur reliure de cuir se prolongeait, créant une grande languette que l’on passait dans la ceinture – permettant de garder le livre sur soi et de le transporter.
Ces livres-ceintures, ou livres en aumônière, transportés auprès du corps étaient donc des objets précieux, principalement à vocation religieuse – cette coutume nous informe sur la valeur considérable que représentait un livre, alors – valeur matérielle, oui, mais aussi sociale et culturelle : porter un livre sur soi signalait piété, maîtrise de la lecture et statut social.
Aujourd’hui, l’information est numérisée ; elle se produit et se conserve facilement. Ces livres anciens conduisent à reconsidérer la valeur du livre et, plus largement, celle de ce que nous choisissons de garder.
À gauche : Porte Mémoire – Maison Douillet, 2025. | À droite : Détail des pages en papier vergé du « Porte Mémoire ».
Madone de Canon van der Paele (détail). Jan van Eyck, 1436. Le détail de ce tableau extraordinaire montre un membre du clergé tenant un livre de ceinture portatif.
Qu'est-ce qu'un livre-ceinture médiéval ?
Entre le XIVe et le XVIe siècle, un petit format de livre portatif, aujourd’hui connu sous le nom de girdle book (ou livre-ceinture en français), est apparu dans plusieurs régions d’Europe. (1) Un livre-ceinture se caractérise par une couverture en cuir qui dépasse le bord inférieur des plats et se prolonge en une longue languette effilée, le plus souvent terminée par un nœud, un crochet ou un anneau. Cette languette pouvait être passée dans une ceintures ou un baudrier, de sorte que le livre pendait à l’envers. (1)(6)
La recherche moderne n’a identifié qu’environ deux douzaines de livres-ceintures médiévaux encore conservés, un nombre très faible au regard des dizaines de milliers de manuscrits qui nous sont parvenus. (1)(6) Ces volumes portatifs apparaissent cependant à de nombreuses reprises – dans des oeuvres d’art: accrochés à la ceinture de moines, d’homme et femme du peuple. (1)(6) Les exemplaires conservés contiennent des textes religieux : bréviaires, diurnaux et, surtout, Livres d’Heures, des livres de prières privées conçus pour un usage quotidien par des personnes n’appartenant pas à un ordre religieux. (1)(3)(6)
On peut supposer que ces livres s’adressaient à un public lettré relativement large, disposant des moyens d’acheter un manuscrit : membres de communautés religieuses, clercs, ainsi qu’hommes et femmes laïcs, pour lesquels un livre-ceinture pouvait être à la fois un outil pratique et un symbole de statut visible. (1)
Calendriers, « livres chauves-souris » et temps transportable
À côté des livres de ceintures classiques, l’Europe médiévale a également produit d’autres formes de manuscrits portatifs conçus pour être portés ou transportés sur le corps. La Bibliothèque nationale de France conserve trois petits calendriers manuscrits pliés, aujourd’hui connus sous le nom de bat books. (2) Il s’agit de longues bandes de parchemin pliées en accordéon, chaque feuillet portant des éléments d’un computus ou d’un système calendaire utilisé pour calculer les dates, les cycles lunaires et les fêtes liturgiques. Selon les conservateurs de la BnF, ces calendriers miniatures étaient probablement portés à la ceinture ou emportés en voyage, afin d’éviter de transporter des volumes plus lourds. (2)
L’historien français Fañch Kermorvan a montré que ces « livres à la ceinture » pouvaient être assemblés à partir de feuillets pliés cousus ensemble, puis placés dans une couverture de cuir munie d’une boucle ou d’un anneau permettant de les fixer à la ceinture. (4) Certains faisaient office de calendriers pluriannuels, permettant à leur propriétaire de calculer la date de Pâques sur une période de soixante-seize ans ; d’autres réunissaient des informations pratiques sous la forme d’un vade-mecum. (2)(4)
Ces objets rappellent que les livres médiévaux n’étaient pas seulement des réceptacles de textes, mais aussi des instruments permettant de gérer le temps et de s’orienter dans le monde : des outils pour savoir où l’on se situe dans l’année, dans le cycle liturgique, par rapport aux phases de la lune. En ce sens, un livre-ceinture ou un bat book est à la fois un objet matériel et un petit modèle portatif de l’univers habité par son propriétaire.
Détail d’un calendrier contenu dans un « livre-chauve-souris » portable (vers 1350, BnF). Le dessin explique une méthode permettant de calculer la date à l’aide de la main.
Un livre de ceinture. La partie nouée est attachée à la ceinture.
Livres, corps et travail de mémoire
À la fin du Moyen Âge, le Livre d’Heures en particulier est devenu une forme de « best-seller » : musées et bibliothèques le décrivent comme le type de manuscrit enluminé le plus produit de son époque, utilisé par des familles laïques pour la dévotion privée. (3) Ces volumes associent souvent des suites de prières à des pages de calendrier indiquant les fêtes de saints, les grandes fêtes et d’autres dates clés. (3)
Certains Livres d’Heures étaient même reliés sous la forme de livres-ceintures, explicitement conçus pour être portés, consultés en déplacement et protégés des intempéries ou du vol grâce à leur couverture prolongée. (1)(3)(6)
Les Livres d’Heures, les livres-ceintures et les livres-chauve-souris participent tous d’une même logique : concentrer des informations essentielles — prière, temps, calcul — dans un volume compact qui reste physiquement proche du corps.
De notre point de vue contemporain, ces manuscrits apparaissent comme une forme ancienne de « données personnelles » : noms de membres de la famille inscrits dans les calendriers, fêtes locales, obligations, itinéraires, dévotions. Ce ne sont pas des encyclopédies ; ils sont au contraire hautement sélectifs. Ce qui y est inscrit correspond précisément à ce qui ne doit pas être oublié.
La Porte Mémoire : un livre-objet contemporain à porter
Le Porte Mémoire de Maison Douillet s’inscrit dans cette histoire des livres portables et portés sur le corps, tout en restant ancré dans le design contemporain. Il s’agit d’un petit livre-objet relié à la main, conçu pour être porté contre la poitrine sur un cordon tricoté en lin — plus proche d’un pendentif que d’un carnet de poche. (5)
Cet objet est constitué de parchemin de chèvre pour la couverture, des fils de lin pour la couture et l’attache, ainsi qu’un papier vergé pour les pages intérieures. Elle est reliée « à la lyonnaise », avec une fermeture frontale et une attache latérale gainée sur le bord de tête, et fabriquée en Isère, en France, comme objet unique. (5)
Plutôt que de multiplier la capacité de stockage, le Porte Mémoire la restreint volontairement. Comme un très petit livre-ceinture ou un bat book, il est conçu pour ne contenir que quelques lignes à la fois : un nom, une adresse, une date, un fragment de pensée. Sa fonction n’est pas de remplacer les outils numériques, mais de réserver un espace physique et visible à ce que quelqu’un choisit de garder près de son propre corps — un geste contemporain qui fait discrètement écho à ces anciens compagnons de prière, de temps et de mémoire.
Maison Douillet – Porte Mémoire, 2025
Source :
1 : Margit J. Smith, The Medieval Girdle Book, Oak Knoll Press / Oak Knoll Press & related papers, oakknoll.com, academia.edu
2 : Bibliothèque nationale de France, “Les bat books” and “Manuscrits médiévaux”, bnf.fr
3 : The Metropolitan Museum of Art & other museum essays on Books of Hours, “The Book of Hours: A Medieval Bestseller”, metmuseum.org; “The Medieval Bestseller: Illuminated Books of Hours”, getty.edu; “The Medieval Top Seller: The Book of Hours”, clevelandart.org
4 : Fañch Kermorvan, “Des livres à la ceinture”, blog.kermorvan.fr
5 : Maison Douillet, product page “Porte Mémoire”, douillet.com
6 : “Girdle book”, Wikipedia, en.wikipedia.org/wiki/Girdle_book
Un objet précieux dans une société qui lit davantage
Aux XIVe et XVe siècles, le livre reste un bien coûteux, mais il circule dans des cercles plus larges qu’auparavant. Les historiens de l’économie Eltjo Buringh et Jan Luiten van Zanden, qui ont reconstitué le volume de la production manuscrite en Europe occidentale, estiment la part de la population capable de lire à environ 6,8 % au XIVe siècle et à 8,6 % dans la première moitié du XVe, contre 1,3 % au XIe. Ils attribuent la baisse progressive du prix des livres à deux évolutions antérieures à l’imprimerie : le remplacement du parchemin par le papier, et des méthodes de copie plus rapides, comme le système universitaire de la pecia, qui permettait de copier en parallèle les différents cahiers d’un même exemplaire de référence. (1)
À Paris, les métiers du livre relèvent de la juridiction de l’Université : libraires, stationnaires, enlumineurs, relieurs et parcheminiers, puis papetiers. (2) En 1401 est fondée à Saint-André-des-Arts une confrérie qui réunit libraires, relieurs, enlumineurs, écrivains et parcheminiers sous le patronage de saint Jean l’Évangéliste. (3)
Le livre d’heures rend visible ce déplacement vers les laïcs. Ce recueil de prières, organisé selon les heures de la journée, est d’abord commandé par la noblesse ; avec l’essor des villes et d’une bourgeoisie prospère, des citadins plus modestes en acquièrent à leur tour. (4) C’est aujourd’hui le genre de manuscrit conservé en plus grand nombre, en partie parce qu’il se transmettait dans les familles. Beaucoup étaient destinés à des femmes, peut-être parce qu’on l’offrait volontiers à l’occasion d’un mariage. (5)
Des livres attachés à leur lieu
Dans les institutions, le livre est d’abord un bien que l’on garde. Au collège de Sorbonne, l’inventaire de 1338 recense 1 722 manuscrits ; environ un quart se trouve dans la grande salle de la bibliothèque, où les volumes sont enchaînés, le reste dans une bibliothèque dont les livres peuvent être prêtés. (6) Pour chaque volume, le catalogue note le donateur, une estimation de sa valeur, ainsi que les premiers mots du deuxième et de l’avant-dernier feuillet, qui permettent de l’identifier et de vérifier qu’il n’a pas été mutilé. (7)
À l’abbaye de Clairvaux, le catalogue dressé en 1472 compte 1 745 volumes. (8) Il précise l’emplacement de certains d’entre eux : enchaînés au chapitre, au cloître, à l’église ou à l’infirmerie, attribués au réfectoire, au noviciat ou aux cellules de l’abbé et du prieur, ou confiés à des dépendances de l’abbaye. (9) Du Moyen Âge au XVIIIe siècle, l’enchaînement est le dispositif de sécurité le plus répandu dans les bibliothèques européennes (10) : le livre se lit là où il est fixé.
Le travail de la reliure
La reliure a pour fonction de tenir ensemble et de protéger des cahiers de parchemin, puis de papier. Jusqu’au XVIe siècle, ses plats sont faits de planchettes de bois, les ais, recouvertes de peau ou de tissu. Les cahiers sont cousus sur des nerfs, lanières de cuir souvent fendues en leur milieu pour permettre une couture sur double nerf, dont les extrémités passent dans l’épaisseur des ais et les rattachent au corps du livre. (11) Cette couture sur nerfs fendus, progressivement abandonnée à l’époque moderne, sert encore aujourd’hui à reconnaître une reliure antérieure au premier tiers du XVIe siècle. (12)
La peau de couvrure est tannée, lisse et ferme, ou mégissée, c’est-à-dire préparée à l’alun, plus souple. Les fermoirs, composés d’une patte et d’une agrafe qui vient se fixer sur un tenon planté dans l’ais, maintiennent le volume serré (13), ce qui empêche le parchemin de gondoler sous l’effet de l’humidité. Au XVe siècle, le cuir est le plus souvent décoré à froid, à l’aide de petits fers ou de plaques gravées pressés sur la peau mouillée ; les plats reçoivent des pièces de métal, cabochons, ombilic et cornières, et certains volumes sont munis de lanières de préhension. (14) Dans les pays germaniques se pratique aussi le cuir ciselé, entaillé à la pointe chauffée sur le cuir humidifié. (15)
Une seconde enveloppe pouvait s’ajouter à la première. La chemise, couvrure libre posée par-dessus la reliure, était surtout réservée aux volumes de grand format ; des reliures cisterciennes du XIIe siècle en conservent, faites de peaux non rasées. (13) Le livre-ceinture applique ce principe à de petits volumes, en prolongeant assez la couvrure pour pouvoir suspendre le livre. Le Boèce conservé à la bibliothèque Beinecke de l’université Yale en donne un exemple précis : ses ais de hêtre sont couverts d’une enveloppe de peau mégissée, cousue sur les bords à une chemise intérieure ; l’enveloppe se prolonge d’environ treize centimètres jusqu’à un nœud dit « tête de Turc », et une courroie terminée par une agrafe de laiton tient l’ensemble fermé. Cette reliure du XVe siècle, qui n’est pas celle d’origine, est probablement allemande ou néerlandaise. (16)
À Paris, les relieurs exercent eux aussi sous le contrôle de l’Université. Un brevet de 1388, le seul de ce type connu, reconnaît Simon Millon comme « libraire et relieur de livres juré » ; avec Guillaume Deschamps, il semble avoir occupé la charge de relieur juré de l’Université entre 1390 et 1420 environ. (3)
Des livres portés sur le corps
En marge de ces volumes fixés, certains livres sont conçus pour accompagner leur propriétaire. Le livre-ceinture, en usage du XIVe au XVIe siècle, pend tête en bas ; il suffit de le relever, sans le détacher, pour le lire dans le bon sens. Margit J. Smith, qui a examiné les vingt-six exemplaires connus ayant conservé ce type de reliure, a montré qu’ils ne contiennent pas seulement des textes religieux : on y trouve aussi des textes juridiques, médicaux et philosophiques. (17) Ils ont surtout été fabriqués aux Pays-Bas et dans la vallée du Rhin ; aucun ne semble avoir survécu en Angleterre. (16)
Le Boèce de Yale mesure 11 centimètres sur 7,5 pour les plats, 28,5 centimètres de long une fois l’enveloppe étendue, et pèse 250 grammes. (18) Le format se maintient au siècle suivant : à Copenhague, un recueil de lois contenant notamment la Loi du Jutland, relié vers 1540, mesure 13 centimètres sur 9,6 pour une reliure longue d’environ 30 centimètres. Il servait probablement aux juges et à ceux qui se rendaient aux assemblées judiciaires locales, et pouvait aussi se suspendre au pommeau d’une selle. (19) D’autres livres, assez petits, se portaient au cou, suspendus par une chaînette passée dans un anneau fixé en tête de reliure. (20)
La peinture en montre bien davantage que les collections n’en conservent : les livres-ceintures y apparaissent dans une proportion sans rapport avec le petit nombre d’exemplaires parvenus jusqu’à nous. (21) Chez Jan van Eyck, le chanoine Van der Paele en lit un, agenouillé devant la Vierge ; dans le retable de L’Agneau mystique, c’est la Vierge elle-même. Porté à la ceinture, le livre rendait visibles le rang, la richesse et la capacité de lire de celui ou celle qui le portait. (20)
Les bat books, calendriers de voyage
Les bat books, ou « livres en forme de cliquette de ladre » selon une expression française de l’époque, reposent sur une autre construction. Leurs feuilles de parchemin ne sont pas cousues le long d’un pli, mais par un petit onglet marginal ; pliées plusieurs fois sur elles-mêmes, elles se déplient pour montrer d’un coup d’œil un tableau ou un texte long. Le codicologue néerlandais J. P. Gumbert leur a donné en 2016 le nom de « livres chauves-souris », parce qu’ils pendent repliés, tête en bas, et s’ouvrent comme des ailes. On en connaît une soixantaine ; la Bibliothèque nationale de France en conserve trois, sur quelque 40 000 manuscrits médiévaux européens. (22)
Apparue probablement au XIIIe siècle pour répondre au besoin de livres légers en voyage, cette technique a vite été concurrencée par les bibles de poche, copiées sur un parchemin très fin en écriture minuscule. Elle se maintient pourtant aux XIVe et XVe siècles pour un type d’écrit précis : les calendriers. Le calendrier julien se décale alors peu à peu par rapport aux saisons, et son accord avec le cycle lunaire recule d’un jour tous les trois cents ans environ, ce qui fausse la date de Pâques et toutes les échéances civiles et religieuses qui en dépendent. Des calendriers corrigés donnent donc la date et l’heure des nouvelles et pleines lunes, le jour de la semaine et les principales fêtes sur un cycle complet de soixante-seize ans, soit quatre cycles lunaires de dix-neuf ans. Le format plié permet d’y faire tenir de grands tableaux mensuels ; religieux itinérants, astrologues et médecins s’en servent, avant que l’imprimé ne les fasse disparaître au XVIe siècle. (22)
Sur la soixantaine de bat books conservés, une trentaine sont des almanachs anglais à contenu astronomique et médical. Leurs tables, calculées dans les années 1380 à Oxford par Nicholas Lynn et John Somer, couvrent quatre cycles de dix-neuf ans jusqu’en 1462. Le médecin y cherchait le jour favorable à une saignée, en fonction de la phase de la lune et du signe du zodiaque associé à la partie du corps à traiter ; manier ces tableaux devant le patient attestait aussi sa compétence. Portés à la ceinture et exposés à l’usure, ces livres ont probablement moins bien survécu que les manuscrits restés sur un rayonnage. (23)
Le Porte Mémoire
Ces livres ont en commun d’avoir été composés pour une personne et pour un usage : les lois d’une province, les lunaisons de soixante-seize années, les prières d’une journée. Le Porte Mémoire de Maison Douillet reprend ce principe du livre porté sur le corps. Relié à la main, il se porte contre la poitrine, suspendu à un cordon de lin tricoté, à la manière des petits livres que l’on portait autrefois au cou.
Sa couverture est en parchemin de chèvre, sa couture et son attache en fil de lin, ses pages en papier vergé. La reliure, dite « à la lyonnaise », se ferme sur le devant et porte une attache latérale gainée sur la tranche de tête. Chaque exemplaire est fabriqué en Isère et constitue une pièce unique. Ses quelques pages ne reçoivent que l’essentiel : un nom, une adresse, une date, une pensée. (24)
Légendes proposées
Jan van Eyck, La Vierge du chanoine Van der Paele (détail), 1436, Bruges, Groeningemuseum. Le chanoine tient un livre-ceinture.
Maison Douillet, Porte Mémoire, 2025.
Détail des pages en papier vergé du Porte Mémoire.
Sources
- Eltjo Buringh et Jan Luiten van Zanden, « Charting the « Rise of the West »: Manuscripts and Printed Books in Europe, a Long-Term Perspective from the Sixth through Eighteenth Centuries », The Journal of Economic History, 69/2, 2009, p. 409-445.
- Paul Delalain, Étude sur le libraire parisien du XIIIe au XVe siècle, d’après les documents publiés dans le cartulaire de l’Université de Paris, Paris, 1891 (Gallica).
- Ernest Thoinan, Les Relieurs français (1500-1800), Paris, 1893, première partie (Wikisource).
- Wendy A. Stein, « The Book of Hours: A Medieval Bestseller », Heilbrunn Timeline of Art History, The Metropolitan Museum of Art, 2017.
- University of Southern California, « Books of Hours », USC Illuminated Medieval Manuscripts, 2020.
- « Tabula librorum. Le répertoire méthodique de la bibliothèque du collège de Sorbonne (XIVe siècle) », Fabula / Les colloques, 2021.
- « The Second Catalogue of the Library of the Sorbonne is Compiled », History of Information, historyofinformation.com.
- Délégation permanente de la France auprès de l’UNESCO, « Bibliothèque de l’abbaye cistercienne de Clairvaux à l’époque de Pierre de Virey (1472) », registre Mémoire du monde, 2019.
- « Clairvaux – 1472 », Libraria, d’après André Vernet, La Bibliothèque de l’abbaye de Clairvaux du XIIe au XVIIIe siècle, Paris, CNRS, 1979.
- Hereford Cathedral, « Chained Library », herefordcathedral.org.
- « La reliure, un savoir-faire médiéval », Actes des congrès de la Société d’archéologie médiévale, 6, 1998 (Persée).
- Nathalie Coilly, Les Écrins de l’écriture. Reliures du Moyen Âge et de la Renaissance à la bibliothèque de l’Arsenal, mémoire d’étude, ENSSIB, 1999.
- Université Paul-Valéry Montpellier 3, « La reliure », cours en ligne Le livre, partie 1.
- Médiathèques de Roanne, « Du Xe au XVe siècle : naissance de l’art de la reliure », memo-roanne.fr.
- Wikipédia, « Histoire de la reliure occidentale », consulté en septembre 2026.
- Barbara A. Shailor, Catalogue of Medieval and Renaissance Manuscripts in the Beinecke Rare Book and Manuscript Library, notice du MS 84 (Boèce, De consolatione philosophiae).
- Margit J. Smith, The Medieval Girdle Book, New Castle (Delaware), Oak Knoll Press, 2017.
- « Flesh Side: Reading Bodies and Boethius in the Yale Girdle Book », Exemplaria, 35/1, 2023, citant les mesures de Margit J. Smith (2014).
- Det Kongelige Bibliotek (Copenhague), notice de la reliure du manuscrit Rostgaard 6 8°, d’après Erik Petersen (dir.), Living Words & Luminous Pictures, Copenhague, 1999, p. 42-45.
- Wikipédia (en), « Girdle book », consulté en septembre 2026, d’après Raymond Clemens et Timothy Graham, Introduction to Manuscript Studies, Cornell University Press, 2007, et Margit J. Smith et Jim Bloxam, « The Medieval Girdle Book Project », International Journal of the Book, 3/4, 2005.
- Nicholas Pickwoad, compte rendu de Margit J. Smith, The Medieval Girdle Book, The Library, 20/4, 2019.
- Alexandre Tur, « Un conservateur, un document – Les bat books », Chroniques, n° 90, Bibliothèque nationale de France, janvier-mars 2021.
- Kathryn M. Rudy, « Medieval medicine: astrological ‘bat books’ that told doctors when to treat patients », The Conversation, 2019.
- Maison Douillet, page produit « Porte Mémoire », douillet.com.