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Collection Intemporelle

Le Gilet d'Alpage

Pour notre première collection de prêt à porter, nous réinterprétons un vêtement universel – qui a traversé les ages sous une forme toujours simpliste : le gilet.

Vêtement discret, mais identitaire, le gilet raconte – par ses formes, par ses couleurs, par ses ornements – les spécificités régionales, les techniques, les histoires aujourd’hui parfois oubliées.

A travers ce vêtement, nous nous intéressons à notre héritage culturel, à l’histoire de nos montagnes et de ses sociétés – nous cherchons à rendre hommage à nos ancêtres, leur vie de travail manuel et leur relation unique à la nature.

‘Opening The Fold’ – Samuel Palmer – 1881. Estampe montrant un berger et son troupeau au lever du soleil.

Diversité des tenues bretonnes, où le gilet montre son importance identitaire © Mucem, Gallimard.

Sous toutes les coutures

Le gilet : pièce identitaire

Le gilet est une pièce ayant parcouru les âges, démontrant – malgré son apparente simplicité – une extraordinaire variété.

Vêtement avant tout pratique – “sous-couche”, à porter sous une veste, un manteau, apportant chaleur et protection – le gilet a été décliné, au fil des siècles, dans de multiples variations identitaires.

Parfois embelli (dans les Balkans, au pays Bigouden), parfois neutre (chez les charpentiers), parfois technique (à la pêche) – le gilet ne cesse de nous étonner de part sa diversité.
Ornements, matières, couleurs – autant de signes d’appartenance culturelle, sociale.

Sous toutes les coutures

Le gilet de montagne

Dans les régions montagneuses, le gilet revêt une utilité pratique – cette pièce sans manche permet de conserver une certaine liberté de mouvements et d’apporter une isolation thermique bienvenue.

L’ancrage du gilet dans le vestiaire montagnard est perceptible – les gilets sont indissociables de la vie en altitude, deviennent typiques de certaines activités (bergers) ou certaines régions (Tyrol, Savoie, etc.).

Berger Avanais – Vallée du Lys, Pyrénées – 1892.

Photographie du Gilet d'Alpage de la marque Maison Douillet. Le gilet blanc est photographié contre la porte en bois d'une ancienne grange. Cette photographie nous rappelle que ce vêtement est inspiré d'un gilet de montagne, de la vie montagnarde et du patrimoine Alpin.

Photographie du Gilet d’Alpage sur une porte de grange en bois.

Bien fabriquer

La Laine Bouillie : bonne matière

Pour interpréter cette pièce commune – le gilet – nous avons cherché une matière jolie, simple, complexe, naturelle : la laine bouillie.

Pour confectionner la laine bouillie, les fibres de laine sont d’abord tricotées, puis lavées et agitées – pour les rendre plus denses et plus compactes.

Ce processus de “foulonnage” – i.e. le lavage de la laine dans de l’eau chaude et son agitation mécanique – provoque le feutrage des fibres.

L’isolation thermique : La laine est connue pour sa capacité à fournir une excellente isolation thermique. En raison de sa densité, accrue après le processus de feutrage, la laine bouillie retient la chaleur corporelle et protège contre le froid.

Résistance à l’eau : Le feutrage de la laine resserre les fibres et en réduit la perméabilité. Bien que la laine bouillie ne soit pas imperméable, elle peut résister à une certaine humidité. Cela la rend adaptée à une utilisation dans des conditions météorologiques variables.

Durabilité : La densité de de la laine feutrée la rend généralement très durable. Elle est résistante à l’usure et à conserve sa forme et sa structure même après une utilisation prolongée.

Esthétique : Nous choisissons la laine bouillie pour son apparence texturée et son aspect légèrement feutré qui évoque les tissus « loden » originaire de la région du Tyrol dans le nord des alpes, région spécialisée dans la laine bouillie.

La laine feutrée peut se présenter sous plusieurs appellations, cachant des différences liées à la fabrication – et parfois à la région d’origine.

Feutre de Laine :
Le feutre de laine est réalisé à partir de fibres de laine, amalgamées pour créer une étoffe non tissée. Le feutrage se fait selon deux méthodes :
– à sec : à l’aide d’une aiguille, les fibres sont emmêlées les unes aux autres, pour créer la forme finale.
– à l’eau : sous l’effet du frottement, le fibres de laine – humides et chauffés – vont s’agglomérer en une masse compacte : le feutre.

Laine bouillie : La laine bouillie est un tricot qui subit un processus de feutrage. Par un processus mécanique et aqueux, la maille est resserrée et la fibre est feutrée.

Loden : Originaire du Tyrol, une région alpine partagée entre l’Autriche et l’Italie, le loden est également une laine feutrée mais qui est est tissé, contrairement à la laine bouillie (qui elle est tricotée).

Bien fabriquer

Pour une pièce aussi simple que le gilet, chaque détail compte.

Couleur : naturelle

Pour concevoir des jolis vêtements, rien de tel que de conserver les couleurs présentes dans la nature.

Nous aimons travailler avec les couleurs naturelles.

Dans le cas d’une couleur sans teinture, ce sont les teintes naturelles de la fibre de laine (du blanc écru au marron foncé), qui sont sélectionnées puis assemblées pour obtenir le coloris final.

Il en résulte une matière dont la coloration est naturelle, légèrement chinée – et sans ajout de teinture synthétique.

Ces coloris naturels nous rappellent les teintes naturellement présentes dans l’écosystème – faune, arbres, paysages.

Doublure : popeline de coton

La doublure de la veste a autant d’importance que son tissus extérieur. Nous avons choisi de travailler avec une doublure en coton biologique, dans un coloris neutre.

La popeline est un tissu dont l’origine daterait du XVIIe siècle. C’est une toile tissée, particulièrement appréciée pour sa souplesse, sa résistance et sa texture légèrement soyeuse. À l’origine fabriquée en soie, la popeline caractérise maintenant le plus souvent un tissu en coton – particulièrement utilisé pour la réalisation de chemises, blouses, robes.

Il semblerait que le terme soit une déformation de « papeline », le tissus ayant particulièrement été employé pour la confection d’habits papaux, dans la ville d’Avignon.

Boutons : corozo

Les boutons en corozo allient sobriété, durabilité et respect de l’environnement. La texture naturelle et la résistance du corozo permettent un ouvrage joli, résistant.

Le corozo, également connu sous le nom d’ivoire végétal ou tagua, est une matière naturelle provenant des graines de plusieurs espèces de palmiers. Ces palmiers produisent des fruits dont l’albumen sert à la fabrique de boutons de vêtement.

Les graines de corozo sont récoltées une fois que les fruits ont mûri et sont tombés des palmiers. Après récolte, les graines sont séchées et durcies. Elles sont ensuite polies et sculptées pour être transformées en divers produits, notamment des boutons de vêtements, des bijoux, des poignées de porte, et d’autres articles artisanaux.

Photo produit détail d'un gilet en laine bouillie marron sans teinture, unisexe de la marque Maison Douillet , fabriqué en France. Ce gilet est un hommage aux tenues de montagne.

Détail du Gilet d’Alpage, où l’on voit la texture de la laine, sa couleur naturelle et les boutons en corozo.

Bien fabriquer

Modèle contemporain

Il nous tenait à cœur d’interpréter le gilet de montagne, dans une esthétique moderne.

Nous avons donc conçu un vêtement répondant à notre sensibilité et aux exigences de la vie moderne : sobre, distingué, adaptable – à l’épreuve des différentes situations de la vie.

Fabrication Française

Afin de respecter le travail bien fait, les travailleurs et les savoir-faire locaux – nous choisissons de travailler en France.

Pour nos pièces de prêt à porter – nécessitant une attention et une précision accrue – nous travaillons en collaboration avec un atelier spécialisé dans la couture d’excellence, localisé à Paris.

Le Gilet d'Alpage

Maison Douillet